Jésus et la croix
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- Version n° 5 du 11-08-2024
Jésus a suscité autant d'admiration que de fureur : la foule qui l'accompagnait pour entrer dans Jérusalem n'est sans doute pas la même que celle qui a réclamé sa mise à mort sur incitation des autorités religieuses de l'époque.
Ce n'est pas Dieu qui a voulu la Croix, ce sont les circonstances : le moyen alors employé pour les gêneurs. Pilate (un dictateur si cruel et cupide que l'empereur fini par l'exiler en Gaule) aurait pu décider de le bannir ou de le jeter en prison, mais, vis-à-vis de Rome, il ne voulait pas voir le peuple s'agiter (pas d'émeute !).
Il a fallu un courage certain à Jésus pour décider de tenir tête aux autorités religieuses d'alors (une lapidation ne demandait pas un long jugement). Par contre, Il n'a pas résisté au pouvoir politique des romains.
Jésus n'a pas voulu la Croix. Elle n'a pas été le choix de Dieu-Père, mais d'hommes qui pensaient que cela ne pouvait plus durer que Jésus ose remettre en cause leurs manières de penser et d'agir, Il a accepté une des modalités d'exécution des condamnés de son époque : quelle que soit la façon dont Il aurait terminé sa vie, Il nous aurait sauvés parce que, dans la Trinité, Il est révélateur du chemin vers l'Amour du Père. Il est venu pour dire la primauté de cet amour et, après avoir accepté la mort, confirmer la poursuite de la vie lors de la résurrection.
On peut lire que Dieu a voulu la Croix. Ne peut-on penser que le Père-Amour, respectant la liberté des hommes qui ont condamné Jésus, n'a pas voulu les empêcher d'exprimer ce qui leur paraissait justifié selon les mœurs de l'époque : le résultat est la même crucifixion, mais la motivation est inversée et me semble plus acceptable ?
La volonté de Dieu Père a été de ne pas empêcher et non de provoquer …
Jésus Messie
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- Version n° 3 du 20-03-2024
Christ veut dire Messie. Les juifs attendaient un émule de Salomon qui les délivrerait des romains. Cette attente d'un libérateur a-t-elle pris naissance lors de la déportation à Babylone : simple désir politico-religieux ?
Que Matthieu ait cherché à démontrer que Jésus est le Messie annoncé par l'AT est normal puisqu'il s'adressait à des juifs à convertir. Par contre, pour tous les autres peuples de la Terre, ce titre n'avait pas de sens.
La nature divine de Jésus me parait autrement plus essentielle qu'un titre de messie, mais Il ne l'a pas revendiquée, la laissant même dans l'ombre, contrairement à son appel à comprendre Dieu comme Père débordant d'amour.
Jésus plus tôt ?
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- Version n° 5 du 14-10-2024
Jésus pouvait-il s'incarner plus tôt ?
Quand on considère l'évolution de l'univers depuis le Big Bang, il faut déjà noter qu'il a fallu 10 milliards d'années pour que la vie apparaisse sur terre (ou ailleurs dans l'espace), puis 3 à 4 milliards supplémentaires pour passer des premières cellules aux premiers êtres conscients, il y a seulement quelque plus ou moins cinq millions d'années. Quelle était la capacité des premiers homes à se projeter au-delà de l'immédiat ?
Les homos sapiens que nous sommes ont 200 000 ans : il a, me semble-t-il, fallu attendre que cette humanité devienne suffisamment consciente de la réalité de l'amour pour être capable de recevoir le message de Jésus. Les comportements des peuples (juif au long de la Bible, mais on peut faire un parallèle avec les Incas ou autres civilisations) sont très brutaux pendant des milliers d'années (sacrifices humains, massacres, … ) : ils ne s'adoucissent (très relativement) que petit à petit.
L'humanité n'était sans doute pas prête à recevoir Jésus lorsque Il est né puisqu'Il a été crucifié, mais en même temps, elle l'était parce que le message est passé et s'est épanoui … même s'il reste encore beaucoup à faire. J'en conclus que le moment choisi par Dieu a été "raisonnable" … ce qui ne m'étonne pas (j'espère qu'il me regarde avec commisération en train de cogiter sur son agir !).
L'évangélisation qui nous est confiée, est encore toute jeune (2000 ans sont l'analogue des 2 derniers millimètres d'une distance de presque 14 kilomètres depuis l'apparition de l'univers !) : à nous de poursuivre l'humanisation de l'humanité : lui faire découvrir par l'amorisation que l'Amour doit être, sera souverain.
Jésus et son concepteur
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- Version n° 10 du 08-10-2026
Bien évidement, je ne considère pas que Dieu-Père est un père biologique … encore qu'étant créateur, il en est la source.
Je suis face à un dilemme : pour que Jésus soit pleinement homme (ce que je crois) il lui faut alors un génome humain complet. Celui-ci est normalement constitué de 23 chromosomes d’origine maternelle et autant provenant du père. Dans le cas de Jésus, d’où les a-t-il reçu alors qu’ils sont habituellement transmis par un spermatozoïde.
Faut-il imaginer que Marie a fabriqué cette partie manquante ? Après tout, pourquoi pas : la vie est tellement surprenante ? Mais, sauf de rares exceptions, le genre masculin est conféré à l'embryon par le chromosome Y qui, classiquement, est transmis par le spermatozoïde paternel : d’où provient celui de Jésus ?
Je pousse la raison à ses limites … qui sont celles de la théologie. Alors quel est le rôle du Saint-Esprit ? Aurait-il fourni le demi génome manquant ? Mais selon quelle suite de gènes qui sont normalement fruits de l’histoire des générations antérieures ?
Je remarque que Jésus n'a pas parlé de sa conception et que Matthieu le fait en écho à une prophétie … aurait-il reconstruit, pour mieux convaincre ses interlocuteurs juifs, les circonstances de la naissance de Jésus à la lumière de la prophétie : une vierge enfantera ?
Encore une fois, comment Jésus peut-il être pleinement homme s'il n'a pas un génome humain complet.2 ? Le dogme l’affirme, mais cette réponse théologique est-elle encore satisfaisante dès lors que nous connaissons les mécanismes de la reproduction et de l'hérédité ? Je ne mets pas en cause la bonne foi de Matthieu ou des Pères du concile, mais ils raisonnaient avec les connaissances de leur époque.
La théologie doit être compatible avec la raison : il faut une explication … laquelle ?
Les études décèlent nombre d'échos de l'AT dans le NT : montrer qu'un évènement vécu par Jésus, avait été annoncé par des prophètes : ne peut-on imaginer que Matthieu, convaincu que Jésus est le Messie, ait cru qu'il avait forcément satisfait tous les signes avant-coureurs qui figurent dans l'AT ; une intertextualité inversée. On aurait alors introduit dans son Evangile des signes prémonitoires comme ayant été vécu au temps de Jésus.
Pour être plus précis, je ne serais pas surpris qu'un rédacteur3 ait été convaincu que Jésus est le Messie et en déduisit qu'Il devait avoir satisfait aux prophéties le concernant. Il en arrive à reconstituer sa conception d'une manière qui lui parait logique pour être conforme aux écritures que connaissent ses interlocuteurs.
Notons que, si on admet une intervention de Joseph, cela règle le problème des gènes manquants et assure à Jésus une ascendance biologique avec le roi David (si Joseph en descend bien).. Mais cela bouscule le dogme …
Puisque dans sa vie publique Jésus ne semble pas avoir évoqué sa conception et son enfance, d’où l’évangéliste tenait-il les informations ? On peut penser que la source est Marie, mais aussi de témoin de l’époque ou … d’une élaboration théologique. On ne sait pas.
Des fidèles d’alors ont crus au contenu des évangiles apocryphes. Pourquoi Matthieu ne contiendrait-il pas d’erreur ?
Il est des questions qui n'ont pas de réponses accessibles (origine de la création, l'au-delà, … ) qui sont du domaine de la foi. Il en est qui relèvent de l'histoire, mais dont le temps a effacé le souvenir précis qui pourtant fut.
Les deux interrogations ne sont pas du tout du même ordre …
Dieu a réalisé une fantastique création raisonnable puisque son fonctionnement et son évolution sont, petit-à-petit, accessibles à notre entendement. Je ne doute pas qu'Il puisse faire ce que bon lui semble, mais je ne crois pas qu'Il en profite lorsque ce n’est pas indispensable.
Quelle différence, y aurait-il, à considérer que la virginité de Marie est symbolique, comme l'église a fini par admettre que le texte de la Genèse n'est pas historique ?
Nota : Luc précise qu’il s’est comporté comme un journaliste d’investigation : il rapporte ce qu’on lui a dit sans citer ses sources . Il n’apporte pas de faits nouveaux sur la conception susceptible de remettre en cause les interrogations précédentes.
Mal et Mort ou Amour et Vie ?
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- Version n° 7 du 20-03-2024
Je pense que l'expression "Christ a vaincu le mal et la mort" est étonnante.
Il n'a pas vaincu le mal puisqu'il est toujours présent, que ce soit physiquement ou moralement.
Il n'a pas vaincu la mort parce qu'elle est toujours présente, que ce soit physiquement ou moralement.
Par contre, Il n'a jamais cédé au mal et Il a dépassé la mort en se montrant au-delà.
Le mal est une conséquence inévitable de l'Amour (car il n'y a pas d'Amour sans respect de la liberté de l'autre et il n'y a pas de liberté sans la possibilité de choix entre le bien et le mal) : c'est une simple conséquence.
La mort elle-même n'est qu'un instant sans précédent ni suite : seule, elle ne débouche sur rien.
Il me semblerait plus judicieux de célébrer la vie et l'Amour. La vie, car lors de ses apparitions après sa résurrection, Il a montré qu'Il est vivant : Il n'est pas resté mort ! L'Amour, car celui-ci vaincra le mal.
Le couple Amour-Vie me paraît autrement attractif et plus proche d'une Bonne Nouvelle que celui qui lie le duo Mal-Mort !
"Christ a fait triompher la vie et fera régner l'amour"